mardi 28 novembre 2017

Carnisme : posez-vous quelques questions...



Je suis en train d'écrire plusieurs articles pour le numéro de janvier de Grandir Autrement qui aura pour thème les animaux. Mes recherches sur l'industrie de la viande sont captivantes et écoeurantes.


Voici une vidéo éducative courte et pertinente avec bon nombre de données-clés :




J'ai aussi apprécié cette émission de Radio Campus Paris, "En vert et contre tout : le monde de l’après-viande" avec une interview de Nathalie Rolland, chercheuse spécialisée dans... la "viande cultivée"... oui oui, je vous laisse découvrir c'est passionnant et prometteur pour le bien-être animal.



Et les poissons ?


Très bon article de Pierre Sigler pour le magazine Véganes, La pisciculture : une industrie en pleine essor, qui explique les 3 étapes de l'élevage des saumons "en pleine mer" (soit environ 400 millions d'individus par an...) et d'autres espèces couramment consommées... C'est à lire absolument.


En voici quelques passages :

Les employé.e.s ne perçoivent qu’une masse qui réagit au moment des repas, et n’ont de contact qu’avec les individus morts : chaque matin une pompe fait remonter les cadavres tombés au fond des cages.Les saumons sont en effet soumis à un stress intense. La promiscuité favorise le développement des poux de mer, des crustacés parasites qui dévorent leur peau et aspirent leur sang. Les plaies ouvertes par les poux favorisent les infections virales et bactériennes, comme celles qui ont décimé les élevages chiliens à la fin des années 2000. Il n’est pas rare de voir des saumons renoncer à vivre : ils cessent de s’alimenter, de bouger, se laissent mourir. À l’autopsie, on trouve les marqueurs biologiques d’une dépression sévère: taux de cortisol (l’hormone du stress) très élevé et circuits sérotoninergiques déréglés."
(...)
"La plupart des espèces élevées se contentent de végétaux. Les salmonidés, en revanche, sont carnivores et dépendent ainsi de la pêche minotière (pêche de petits poissons pour fabriquer de la farine et de l’huile de poisson). Tandis que la pêche minotière stagnait, l’élevage se développait: on a alors substitué une part de plus en plus grande de farine de poisson pêché par de la farine de déchets de découpe de poisson et par des farines d’oléagineux (soja exclu, car les saumons et les truites le supportent mal). Le facteur limitant est l’huile de poisson, qu’on ne peut que partiellement remplacer par de l’huile végétale. À l’heure actuelle, il faut en moyenne 0,7 kg de poisson pêché (hors huile) pour faire 1 kg de saumon maigre et 1,3 kg d’huile de poisson pour faire 1 kg d’huile de saumon.La pêche minotière pose un problème éthique supplémentaire: les poissons « de fourrage » étant très petits, il faut par exemple sacrifier des centaines d’anchois du Pérou pour nourrir un seul saumon d’élevage."

(...)



"Une fois la taille commerciale atteinte (environ 3,5 kg pour les saumons, 500 à 800 g pour les tilapias), les poissons sont préparés pour l’abattage. Pour vider leurs entrailles, on les fait jeuner une dizaine de jours. Au désagrément de la faim s’ajoute l’angoisse: toute leur vie la nourriture est tombée du ciel à heure fixe, son absence bouleverse leur univers. (...) La plupart des poissons d’élevage sont tués comme les poissons pêchés : par asphyxie. Parfois on les plonge dans la glace, ce qui, dans le cas des salmonidés, prolonge leur agonie et augmente leur stress. L’asphyxie sur glace est la méthode d’abattage la plus courante des truites.`"


"La Norvège fait figure d’exception : sa législation impose l’étourdissement préalable, par percussion mécanique ou électrocution (la plus utilisée). Dans ce cas, le tuyau débouche sur un abattoir, qui peut être sur la terre ferme (auquel cas le voyage en tuyau peut être très long), ou, pour les élevages offshores, sur un bateau qui s’arrime à l’élevage. Dès leur sortie du tuyau, les poissons désorientés plongent directement dans le bain électrique, qui les assomme et déclenche une crise convulsive. Une pelle grillagée ramasse les corps et les dépose sur un tapis roulant. Une fois les convulsions passées, les tueurs plongent leurs couteaux dans les branchies pour sectionner les artères branchiales afférentes. C’est la saignée qui entraine un arrêt cardiaque et la mort.
Quand les poissons sont simplement asphyxiés, leur agonie peut durer plus de 10 minutes et certains sont encore conscients au moment de la découpe."


« Si les abattoirs avaient des murs de verre, il y aurait beaucoup plus de végétariens ». (Paul McCartney)


Et le lait? 

Je vous renvoie à l'excellent site Vegfaq qui est un mine d'infos claires et concises. Travail impressionnant sur toutes les questions que l'on peut se poser sur l'exploitation animale. Je l'ajoute aux liens du blog dans la barre latérale.

Un exemple parmi tant d'autres : Pourquoi refuser le lait ? Produire du lait n'implique pas de tuer un animal ? ou Je ne consomme que des œufs bio ou de plein-air, ou encore : Je ne consomme que la viande d'animaux traités humainement



et aussi... le site Viande.info... Qui peut encore dire : "Je ne savais pas..."?

2 commentaires:

Charlotte Humblet a dit…

Merci Anais :) Pour Noël j'offre le livre "Les animaux ne sont pas comestibles" à mon chéri. En espérant que cela fasse l'effet escompté ..

Anaïs a dit…

Bonsoir Charlotte! Mmmmm, un titre très prometteur. Bravo ! Vous êtes toujours en IEF?
Plein de douceur chez vous.

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